Les classiques, d'abord les classiques et pis, après, si on veut tenter autre chose, bah : c'est à ses risques et périls. Et parfois, c'est carrément n'importe quoi ! Et c'est consternant, voire : affligeant. Après la pierre à faux, le spermidou sur le canevas, et demain encore : l'affilage sur une pierre tombale et le nutella sur le cuir !
En même temps, je comprends qu'une expérimentation de choses "news" soit grisante en elle-même et qu'il y aussi de belles réussites. J'aime bien les créatifs, ceux qui innovent, l'avant-garde, la petite ( ou grande ) énergie folle qui les anime parfois. C'est le côté "artistique" de la chose. Et j'aime bien aussi les "artisans", ceux que l'on oppose souvent aux "artistes", parce qu'ils bossent bien : simplement, efficacement. Parce qu'ils ont bien appris et qu'ils transmettent à leur tour leur savoir-faire, là où l'artiste joue souvent en solo. Pour moi, il y a une passerelle entre les artistes et les artisans. D'ailleurs, je ne l'ai pas inventé, c'est contenu dans l'histoire du mot, qui, à une époque, englobait une même notion ( techné ). Il y a du talent ici, que cela soit dans la creation ou la restauration que j'assimile à une re-création. Je l'apprécie d'autant plus que je n'ai, malheureusement, aucune disposition à ce niveau.