Alors voilà, cette fameuse première fois,
dont je rêvais depuis plusieurs mois;
anticipation en parcourant vos postes,
recherches sur la toile et dans de vieilles malles,
trouvailles, impressions d'exhumer de vieilles parcelles de passé,
des morceaux de mémoire,
grossières tentatives de restauration et rapide évidence:
c'est l'un de ces passionés qui détient la lame convoitée.
C'est une antique anglaise de l'ami Decraew qui m'a séduit,
simple, nez arrondi et crochet effilé,
elle s'est fait désirer (grève postiers belges + petit détour en France!)
mais est enfin arrivée.
Premier rendez-vous donc, et cette analogie, peut-être un peu osée,
me semble adaptée: même doux mélange de joie et de crainte,
gestes un peu empressés et maladroits,
mélange de caresses, d'odeurs et de minimes douleurs et vite,
bien vite, l'envie de recommencer...
En sortant de la salle de bain, légerement balafré et comme un peu ivre,
je croise ma compagne:
-"Alors tu l'as fait?"
-"Oui"(sourire béat)
-"Ca fait quoi?"
-"heu, un peu peur."(sourire idiot)
-"C'est vachement sexy en tout cas, les gars qui se rasent comme des cow-boys..."(sourire lascif)
-"heu ouais, mais ça fait un peu peur..."
-"C'est ça qui est sexy!"
-"???"
-"Viens par ici mon beau cow-boy."
-"!!!"(sourire concupiscent)