J'ai des lames disquettes.
J'ai des sensations sur un fil.
Ça me remonte a la gueule sur chaque rasoir.
A chaque lames différentes..
Je dois voyager dans des salles de bains blanches quand je sort ses Bibles,ses Corans..
Aujourd'hui,j'ai la gueule qui tremble a ce fendre sur une lame d'un 5/8 eme français....... d'un Thiers perdu dans ses collines.
Aujourd'hui ce n'est pas demain ..mais c'est surement un hier de presque 100 ans.
Je me réveil de souvenirs d ancêtres sur une chasse en écaille..
J' éfile sur un cuir ou mon « grand padre » a balancer sa salive.. son sang.
Cette tache brune ,radical, au bord de la couture de fer entre cuir et bois en est le signifié .
J'ai des lames disquettes
Je ne les enfonces pas dans des ordinateurs bien sur...
Mais dans l âme.
Elles me ressortent des images de couleur,de l'olfactif sur des murs blancs...
Bien entendu ...
Je ne parle pas de ses lames nouvelles,sorties d'hier et qu'il faut trimballer sur une vie,sur une Afrique, pour quelle chante et qu'elle parle.
Je parle des autres,qui ont étaient bazardées sur des pognes de Quatorze,de Quarante
D'un ancien temps bruler par d'anciennes forges.
Je parle
De celles qui ce sont noyées de justesse d'un marigot ,d'une mangrove.
De celles qu'on a retrouvées dans les fouilles d'un crevard en Cochinchine.
De celles qui on persévérées a raser le perdu,l'égaré,les épargnants de la rouille.(double sens »épargnant de la rouille)
Alors ce soir dans une salle de flotte blanche
je chamanise en interne.
Je deviens ordinateur
Je vais sur une sauvegarde de 1921... JE VISUALISE cette peau brune de guerrier
Je sent le poids d'une âme sur un acier oxydable
Et si ma tronche ce saigne dans l'émotion ce soir
Je mélangerai sur cette lame de 80 berges
Un grand père et son petit fils.
Ses lames
Ses lames sont des disquettes de quatre vents
Elles t'emmènent royal sur des chemins du temps
Et si parfois ses veilles dames t'emportent quelques sangs
Dis toi ami quelles le font en offrandes prières païennes et que l'honneur ne né pas dans des coupures a Blancs.